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Newsletter de juillet Présentation Le conseil d'administration
Yveline LAGELEE
24 juin 2026
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Newsletter de juillet

1- Editorial :

Bonjour à tous ! :) L’été est là et vous aurez sans doute le temps de vous consacrer nettement plus à vos activités sportives et conviviales préférées… Je vais vous faire partager les nôtres, mais j’aimerais commencer par une activité idéale si la canicule sévit : la lecture...

2- Mon conseil de lecture du mois : La Force du Destin de Charlie Dalin

Un livre qui fait du bien… même si son auteur vient de nous quitter, cette autobiographie n’est pas triste et mon propos n’est pas de vous plomber le moral, bien au contraire. Les maladies graves, parfois fatales, ne cherchent plus à se cacher et cette autobiographie est un puissant hommage à la vie : une passion reste toujours une sorte de fil rouge, un repère qui nous permet de résister et de profiter de la Vie, au maximum de nos capacités, jusqu’à sa fin.

Né le 10 mai 1984 à Harfleur (Seine-Maritime) Charlie Dalin était navigateur, skipper et architecte naval et la Manche était son paysage favori. Oui, hélas, Charlie Dalin est mort, le 10 juin 2026, à Quimper (Finistère) des suites d’une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST), un cancer qui n’a été détecté qu’à l'automne 2023, alors qu’il projetait un deuxième Vendée-globe.

Au cours de sa vie, Charlie Dalin a remporté de nombreuses régates. Tellement, qu’il serait ennuyeux de les citer toutes, mais son Exploit, c’est sa victoire au Vendée Globe 2024-2025 dans un temps record de 64 jours, 19 heures, 22 minutes et 49 secondes, soit plus de neuf jours et huit heures d'avance sur le précédent record de l'épreuve, détenu par Armel Le Cléac’h en 2016-2017. Un exploit qui nous fascine d'autant plus que, plusieurs mois après, il a fait le choix de révéler publiquement être atteint d'un cancer détecté un an avant le départ du dernier Vendée Globe !

Pourquoi ce choix ? Pour transmettre à toutes les personnes atteintes d'une maladie grave de ne jamais renoncer à tous leurs rêves, quelles que soient les circonstances, même si, après cette dernière victoire, il a dû renoncer à d’autres courses pour essayer de guérir.

Dans La Force du Destin, avec l’aide d’un journaliste nautique, Didier Ravon, Charlie Dalin revient sur les événements majeurs de sa vie, dans son enfance au Havre, ses études et sa carrière d’architecte naval, ses premières courses et sa première participation au Vendée globe 2020-2021. Cette année-là, bien qu’il ait franchi premier la ligne d’arrivée, il finit officiellement deuxième du classement, derrière Yannick Bestaven qui a bénéficié d'une compensation pour sa participation au sauvetage de Kevin Escoffier. Charlie Dalin le comprend parfaitement mais il s’organise pour recommencer. Dans son récit, il explique ses journées d’entraînement, quelques détails sur la gestion de son alimentation, de son sommeil ou l'optimisation de son voilier, un Imoca nouvelle génération dont il avait participé à la construction depuis 2019.

Et pour soutien contre sa maladie ? Un traitement anti-cancer que ses médecins avaient adapté au mieux à la navigation en solitaire, sans assistance. Jamais dans son récit, Charlie Dalin ne se plaint ni ne se vante, mais il nous raconte tout simplement son parcours et ses décisions, en marin tenace, habitué à résoudre des situations complexes avec les moyens du bord. Il nous plonge au cœur de son tour du monde en un an ou presque, en nous racontant ses joies et ses doutes, jusqu'à son arrivée triomphale aux Sables-d'Olonne : « C'est sans nul doute l'un des plus beaux jours de ma vie. Je n'ai jamais vécu un tel moment après tant d'années de course. Quatre ans que je rêve de cette victoire - premier sur la ligne ET premier au classement ! ».

« Une victoire racontée sans effet de Manche » selon Voiles et Voiliers. :)

3- Le 23 et 24 mai : la Porquerolle’s Cup où trois voiliers de Carry Voile s’étaient engagés :

Pégase, Soulcecada et Vire-Vent, avec 11 équipiers.

L’histoire amusante de cette course :

Son origine remonte au mois de mai 1726, pas moins ! Un vaisseau du Roi de France (Louis XV) avait été surpris au mouillage près de l’île de Porquerolle, par le Chef des corsaires barbaresques, Chaban-Reis. Ce dernier parvint à s’emparer du vaisseau et à capturer 38 hommes, le reste de l’équipage ayant pu s’enfuir et se cacher dans l’île. Mais son capitaine audacieux, le lieutenant de Montlaur, agita un pavillon de parlementaire et il proposa au chef des corsaires une compétition : les deux vaisseaux feraient une course autour de l’île avec pour enjeu : soit la reddition de l’équipage caché à terre, soit la libération des 38 prisonniers et la restitution du vaisseau. Chaban-Reis accepta ces conditions mais exigea que le départ soit immédiat. L’équipage de Montlaur resté à terre fut donc obligé de rejoindre le vaisseau au plus vite, en courant, nageant, par tous les moyens… et ce fut donc le barbaresque qui appareilla le premier. Mais comme le sens de la course n’avait pas été défini, le vaisseau français s’élança, toutes voiles dehors, dans le sens opposé. Chaban-Reis, croyant alors qu’il s’agissait d’un piège, vira de bord pour poursuivre le vaisseau de Montlaur, en perdant tout son avantage. Les deux vaisseaux arrivèrent pourtant en même temps et selon les règles de navigation, le vaisseau barbaresque venant de bâbord, le vaisseau français se devait de lui céder le passage… Mais c’est alors que se produisit un quiproquo linguistique favorable aux Français. Quand Montlaur cria au barbaresque : « priorité bâbord amure », ce qui aurait permis au barbaresque de gagner, celui-ci comprit : «écarte-toi » et c’est le vaisseau français qui arriva au mouillage le premier ! En homme d’honneur, Chaban-Reis libéra donc ses 38 prisonniers et laissa le vaisseau de Montlaur regagner Toulon.

Remerciant Dieu, Monsieur de Montlaur fit alors le vœu que chaque année, en souvenir de cet événement, une course se déroule dans les mêmes conditions. C’est ainsi que naquit la PORQUEROLLE’S CUP, qui a connu bien des vicissitudes au cours des années, mais qui conserve toujours pour règles principales le départ de l’équipage à terre, le sens du parcours à l’initiative du capitaine et la priorité bâbord amure.

De nos jours, sur la base de ces règles d’origine, cette course respecte évidemment les règles de L’international Yachts Racing Union et celles de La fédération française de yachting à la voile, mais elle a conservé l’authenticité de ses origines (moteurs interdits) et son esprit particulier, assez fantasque. C’est un esprit farfelu, à la Boris Vian, qui a participé à la réalisation du règlement actuel. Plusieurs articles prêtent à sourire comme celui-ci :

article XVI : « Toute réclamation concernant une infraction aux instructions de la course devra être faite oralement et à voix basse par le protestataire, au cours d’un déjeuner qu’il devra offrir aux membres du Comité de la Course, dans les trois jours suivant l’arrivée. La qualité du repas offert par le protestataire permettra au Comité de la Course de faire l’instruction de la réclamation, en toute impartialité. Sa décision sera rendue dans les trois années suivantes et celle-ci sera sans appel. » :)

4- La Porquerolle’s cup de Jeanpy racontée par notre président lui-même :

« Il y a quatre ans, Joël Finiel, un copain de Carry Voile m’a parlé avec enthousiasme de la Porquerolle’s cup et j'en ai adoré l'esprit ! Aussi sec, j’ai levé un équipage et nous voilà là-bas. Combien y avait-il de voiliers de course, je suis bien incapable de le dire mais ils étaient beaucoup et je ne donnais donc pas cher de nos chances étant donné son règlement, qui ne tient aucun compte du handicap : les voiliers sont tout simplement classés par ordre d’arrivée…

Nous étions placés assez loin de la plage où l’équipage attendait le signal du départ, assis sur le sable. Moi je les attendais sur Pégase, mon voilier habitable.

Au coup de canon, tout ce qui flotte, qui nage ou autre, se met à l’eau pour rejoindre son bord. Mon équipage arrive donc au bateau grâce à l’annexe, en ramant. Il faut alors dégonfler cette annexe, remonter l’ancre à la main, comme exigé par le règlement, envoyer la GV et partir…

-Abats ! Abats ! me crie Michel. Mais je ne peux pas le faire, car un bateau prioritaire me gêne et une annexe se situe entre nous : mauvais départ !

Heureusement, Michel, en bon tacticien, nous fait remonter au vent en quelques bords et nous voilà arrivés au Cap des Mèdes. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir alors que la majorité de la flotte est partie vers La Londe et se retrouve larguée : parfait pour nous. Mais combien sont devant ? Des Mèdes au Sarranier nous remontons encore quelques bateaux quand arrive le moment d’envoyer le spi. Nous n’avons malheureusement qu’un spi asymétrique, ce qui ne nous permet pas de bien réaliser ce bord très long. Nous perdons donc quelques places et, après un dernier bord au près, nous allons franchir la ligne d’arrivée quand un gros bateau essaie de nous passer au vent ! Nous parvenons à le bloquer en bordant le génois et la GV. PAN ! nous avons passé la ligne d’arrivée et nous espérons quand même avoir sauvé l’essentiel : une place honorable.

Juste avant la course, l’équipage d’un bateau voisin nous avait raconté ses histoires et nous les avions pris pour des bons, mais, en rentrant au port nous constatons qu’ils n’y sont pas. Sûr qu’ils doivent déjà être à la plage… mais non, ils passent enfin la ligne, bien après nous ! Après avoir trinqué à notre arrivée, nous nous rendons à la remise des prix : la 44è place c’est pour eux : Ganesh. Les places remontent encore et arrive... Pégase… 34è ! Non, pas possible : Pégase est 34è ! Sur 80 bateaux au départ et 60 voiliers classés ! C’est un résultat plus qu’honorable !

Pour récapituler toutes nos participations, Pégase était 38è sur 85 en 2024  et cette année Pégase est 34è, sur 60 bateaux classés. C’est donc un bon tir groupé : nous y retournerons !

NDLR : L’an dernier la course a été annulée à cause des conditions météo.

Les résultats : Pégase 34ème, Soulcecada 43ème, et Vire-Vent 46ème : BRAVO à tous !

5- Les Frioulaises de Carry Voile = Plaisirs de la voile ET convivialité

Le premier week-end de juin, avaient lieu les Frioulaises, comme tous les ans lorsque la météo est favorable à la navigation. Les bateaux partent de Carry-le-Rouet ou de Sausset-les Pins pour se rejoindre au Port du Frioul pour une soirée festive et y passer la nuit. Les Frioulaises existent depuis 1993, elles sont organisées par l’AUPCR (Association des Usagers du Port de Carry-le-Rouet) sous l’égide de son président, Bernard Lubin.

Tous regroupés à la sortie du Port de Carry-le-Rouet pour un départ en flottille à 13h30, les voiliers de Carry Voile ont pu bénéficier d’une météo idéale : un vent suffisant pour bien gonfler les voiles et un soleil modéré pour réchauffer les corps, sans les brûler ! Nous avons donc fait une navigation agréable vers les îles et nous sommes arrivés au Port du Frioul plus tôt que prévu. Certains ont donc préféré tirer quelques bords, nez au vent, pendant que d’autres demandaient aux Responsables du Port de s’amarrer tranquillement pour faire une petite randonnée, quelques belles photos et peut-être, une baignade ? La journée est passée très vite, en rires et discussions car nous en avons profité pour nous connaître un peu plus que nous n’avons le temps de le faire pendant nos navigations. Le repas du soir s’est avéré plus que copieux et très convivial, regroupant les membres de l’AUPCR et les membres de Carry Voile, avec le plaisir de retrouver des conjoints que nous ne voyons parfois qu’à nos fêtes. le Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille basé dans des locaux du Frioul est venu nous saluer. Mais la nuit se faisait fraîche, sonnant l’heure du repos…

Dormir sur un voilier habitable est toujours très agréable, bercé(e) par les clapotis de l’eau contre les coques et il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid. Comment ne pas apprécier ces espaces étroits, utilisés au maximum, qui sont néanmoins rendus très confortables par des capitaines qui ont su les améliorer et les rendre très « cosy » ? La praticité et le confort ne sont-elles pas indispensables dans un voilier de plaisance, pour vraiment mériter ce nom ? C'est la bonne humeur de tout l’équipage qui fait le reste.

Au matin, certains ont choisi de se lever tôt pour se doucher tranquillement dans les sanitaires du Port, très pratiques et très propres, et le petit-déjeuner échelonné, sur chaque bateau, a été fort sympathique. J’ai cru repérer que certains, passaient de bateau en bateau, pour manger à tous les râteliers et sans modération, mais par bonté, je ne les nommerai pas :) D'autres, plus sportifs, préféraient se promener ou tentaient d’aller prendre un bain… S’il est vraiment nécessaire d’en trouver un, ce fut le seul petit bémol de ce week-end : contrairement à la semaine précédente où nous nous inquiétions de voir nos thermomètres atteindre 25°, la mer, sous l’effet d’un fort Mistral qui avait soufflé plusieurs jours, n’était plus qu’à 18° ! Même les plus courageux d’entre nous ont fini par renoncer. Mais ces variations énormes sont beaucoup plus inquiétantes pour le biotope que pour les baigneurs...

Pour ma part, sous prétexte d’aller acheter du pain pour midi à l’épicerie du port, je suis d’abord partie en promenade-découverte suggérée par Marcel. Nous avons trouvé une petite plage idéale, peu visible de la mer, bien abritée du vent, à tester dès que l’eau aura repris quelques degrés (avec modération). Même en arrivant de Marseille avec la navette, nous pouvons vous assurer que ce doit être un vrai plaisir et un dépaysement assuré qui vaut bien les îles grecques ou d’autres destinations plus lointaines et plus chères… pollution en moins !

Un peu plus loin dans notre promenade, sur un superbe promontoire, nous avons découvert un écomusée sur la Faune et la Flore endémiques des îles du Frioul : cette Maison du Littoral * n’existe que depuis l’an dernier. Ouverte tous les jours et à tous publics, elle peut aussi accueillir des sorties scolaires de tous niveaux, sur RDV, avec des ateliers pratiques dont elle expose quelques-unes des réalisations, très réussies. Cet écomusée est tenu par l’Office du Tourisme de Marseille, et nous avons pu échanger longuement avec deux jeunes femmes, ravies de ce poste dont tous les employés peuvent également profiter, par roulement. Vous imaginez leur stress ? Venir travailler par la navette, pique-niquer ou se baigner pendant la fermeture de midi : bref, un burn-in assuré… si le mot n’existe pas, c'est l'occasion de l’inventer !

Après un déjeuner sur les bateaux, toujours aussi varié et copieux, plus un café pour éviter l’effet sieste, nous avons repris la mer avant 15h car un vent nettement plus fort qu’à l’aller avait été annoncé par la météo marine. Quel bonheur ce fut, de prendre le cap du Phare Planier, puis de le contourner et de revenir avec des pointes entre 7 et 8 nœuds, toutes voiles gonflées, une gîte nous demandant de nous placer au rappel, et sans avoir à bâcher puisque le soleil nous réchauffait suffisamment ! Un très grand plaisir aussi, sans aucune empreinte carbone ! :)

Le phare Planier

Avec la Tour de Carry pour amer, nous sommes rentrés directement au port de Carry-le-Rouet, heureux comme des… Voileux, pendant que les bateaux de Sausset-les-Pins continuaient leur route pour regagner leurs amarres, avec les mêmes satisfactions.

Avec ses deux navigations parfaites et ses moments conviviaux, ce week-end a donc été une belle réussite de bout en bout ! :)

* Contacts pour La Maison du Littoral située au Frioul, Parc national des Calanques de Marseille :

www.marseille.fr ou service-mer-et-littoral@mairie-marseille.fr

04 91 55 25 29 ou Allô Mairie 0810 813 813

Conservatoire du Littoral : 04 42 91 64 10 ou http://www.conservatoire-du-littoral.fr

6- Une des Formations Carry Voile (gratuites) à l’Espace Roger Grange, Le Parc marin de la Côte bleue, assurée par Marie Bravo-Monin, sa directrice, le 12 juin.

Comme l’an dernier et avec le même enthousiasme communicatif, Marie Bravo-Monin était venue nous revoir, puisqu'elle a l'habitude de communiquer sur le Parc marin, à l’Office du Tourisme* de Carry-le-Rouet et partout où on la réclame, pour assurer la préservation des espèces marines et leur environnement.

(*A ce propos, n’hésitez pas à vous inscrire aux plongées, avec masque et tuba, qui seront assurées dans le Parc marin, cet été à nouveau).

Pour rappel : la création du Parc marin de la Côte bleue remonte à une quarantaine d’années déjà. L'association Parc Régional Marin de la Côte Bleue a été réalisée en 1983, en partenariat avec les communes littorales de Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet, Ensuès-la-Redonne et le Rove, sur proposition du Conseil Régional PACA, avec la participation du Conseil Général 13 des Bouches-du-Rhône. En partenariat avec les métiers de la Pêche et du Tourisme et de toutes les associations concernées par le littoral, elle a un certain nombre d’objectifs :

-Renforcer la connaissance du patrimoine naturel marin et littoral de la Côte bleue en gérant, protégeant et valorisant les milieux naturels, marins et littoraux.

-Valoriser la ressource en assurant les conditions d’une pêche côtière raisonnée et durable.

-Favoriser une gestion raisonnée des usages récréatifs liés à la mer et au littoral.

Pour y parvenir, le Parc marin a choisi la méthode la plus efficace, mais à long terme : répondre à toute demande d’information, de sensibilisation et d’éducation.

Le bilan, de plus en plus positif, du Parc marin de la Côte bleue :

Depuis leur mise en place, les réserves de Carry-le-Rouet et de Cap-Couronne disposent d’un suivi régulier, qui a permis de mettre en évidence un “effet réserve” très impressionnant. L’effet réserve, c’est l’ensemble des incidences positives ou négatives engendrées par la protection d’un espace. Les incidences peuvent donc concerner l’écologie (modification de l’écosystème), l’économie (pêche, tourisme…) et, bien sûr, la société : entente et gouvernance commune, réduction des conflits d’usage, etc.

Menés depuis 1990, les suivis de ces mesures de protection ont permis de démontrer une abondance significative : à l'intérieur de la réserve, une augmentation d’individus appartenant à toutes les espèces. Elle leur sert donc bien de « refuge ». Ce qui permet :

• une augmentation de la diversité biologique

• une augmentation de la taille moyenne des individus

• un meilleur rendement de la reproduction

• une exportation accrue de biomasse, au-delà, vers des zones non protégées, nommé “Effet Spillover” : un repeuplement des stocks en dehors des limites de la réserve.

Et pour la plaisance ? Restons vigilants :

Le mouillage des bateaux est généralement interdit dans ces réserves, quelle que soit leur taille. A bien vérifier, donc. Pour celles où il est permis, veillez à mouiller en toute sécurité et respect de l’environnement, comme il a été rappelé par plusieurs skippers lors de la Formation Mouillages dirigée par Jeanpy, réactualisée chaque année et relayée par la Newsletter de mai 2025 et celle de mai 2026 (Cf. archives).

-En préparation de votre sortie, utilisez l’appli Nav&Co et sur place, vous pouvez aussi utiliser l’appli Donia, (à télécharger sur votre téléphone) pour connaître les caractéristiques du fond. Mais il suffit souvent de bien l’observer, quand l’eau est suffisamment claire pour le faire.

Tout au long de l’année, le Parc Marin de la Côte Bleue s’occupe donc de la surveillance de son territoire et de ses deux réserves. Cette surveillance est réalisée à terre et en mer par les agents assermentés du Parc Marin avec un renfort saisonnier, entre avril et septembre. En collaboration étroite avec les services de l’état, ce travail de surveillance permet de rappeler la réglementation en vigueur à certains usagers et surtout, d’empêcher les actes volontaires de nuisance ou de braconnage !

- La pêche maritime de loisir est soumise aux dispositions réglementaires nationales françaises (document à télécharger sur le site : https://parcmarincotebleue.fr)

-Pendant vos sorties en mer, il est indispensable et prudent de respecter le travail des pêcheurs et leurs zones, en passant à plus de 150m de tout engin de pêche : officiellement, un filet est repérable entre deux balises, l’une noire, l’autre rouge, mais comme ce n’est pas toujours le cas, une bonne observation de la mer et de votre cap s’impose : cela permet également d’éviter les casiers ou les filets des braconniers.

Rappel : il est interdit d’amarrer son bateau à une balise de pêche.

A nouveau, un grand merci à vous,  Marie Bravo-Monin pour votre engagement passionné, vos qualités de communication et votre enthousiasme : nous souhaitons vous revoir l’an prochain si vous le pouvez, car nous avons beaucoup apprécié votre exposé très documenté et votre spontanéité.

7- Le lendemain, 13 juin : le premier Challenge Carry Voile 2026

Une course amicale entre membres du club était organisée par Philippe, skipper de Carry Voile de Sausset-les-pins qui en assurait le bon déroulement sur son bateau-comité, en présence de la vedette de L’ANSM de Martigues. Merci à eux.

A 11h30, 16 bateaux au départ et 36 équipiers, membres de Carry Voile.

Ce matin-là, il faisait grand soleil mais peu de vent, fort capricieux… Ce fut donc une course amicale, plus joyeuse que sérieuse, provoquant même l’abandon de certains voiliers. Et c'est encore Olé qui a gagné, bravo à Joël (chapeau madras) et à son équipage !

« L’important c’est de participer » et d’y prendre plaisir ! :)

La remise des prix s’est donc faite dans la bonne humeur générale, avec une longue séance photo assurée principalement par Eva. Pour tous les participants, et quel que soit leur classement, il y eut des coupes ou des lots de consolation : des dons généreux faits à Carry Voile : merci à Charles de les avoir obtenus.

Un deuxième Challenge cette année ? On peut toujours l'espérer, avec une météo favorable…

Le bateau-comité de Philippe avec les bouées de départ à placer

8- En prévision pour les mois à venir ?

En juillet-août : exceptionnellement, en raison des mauvaises conditions météorologiques qui ont causé l’annulation de nombreuses sorties du mercredi et du samedi / dimanche, certains skippers proposeront quelques sorties pour les adhérents : Cf. inscriptions sur le site de Carry Voile, www.caryvoile.fr quinze jours avant, comme d’habitude.

Vous pouvez aussi indiquer vos propositions ou demandes de sorties sur le site whattsApp général, où se font toujours des échanges amicaux fructueux.

Et le 7 septembre, nous vous attendrons, comme chaque année, au stand Carry Voile, lors du Forum des Associations de Carry-le-Rouet situé auThéâtre de verdure.

Sur ce, je vous souhaite de bonnes vacances avec bon vent et belles : mer, campagne, montagne, forêts… et je l'espère, une météo « avec modération » pour tous.

Pour ma part, comme je vous avez beaucoup à lire ce mois-ci, je ne prévois qu’une petite Newsletters pour août, mais elles restent toutes disponibles dans les archives. N'hésitez pas à les relire... ou à les lire : vous découvrirez qu'on y répond souvent aux questions d'actualité que vous osez poser pendant les sorties ! :)

A bientôt, sur l'eau, carryvoilement vôtre, Yveline.

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